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Facebook, Google et Twitter de nouveau convoqués pour désinformation

Twitter avait suspendu puis supprim

Image: sda

Les trois géants de la tech sont de nouveaux devant le Congrès américain. Au menu de cette convocation: les fausses rumeurs sur les vaccins contre le Covid-19 ou les affirmations mensongères sur les fraudes électorales lors des élections américaines de 2020.



Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey, patrons respectifs de Facebook, Google et Twitter, sont de nouveau convoqués devant le Congrès américain, a annoncé jeudi la commission de la Chambre des représentants pour l'énergie et le commerce. Ils devront discuter de la désinformation sur leurs plateformes.

La commission évoque notamment les fausses rumeurs sur les vaccins contre le Covid-19 ou les affirmations mensongères qui ont circulé sur de prétendues fraudes électorales lors des élections américaines de novembre 2020. Ce type de désinformation «a exacerbé des crises nationales avec des conséquences graves dans la vie réelle en termes de santé publique et de sécurité», déclarent les élus dans un communiqué.

Les trois dirigeants répondront à leurs questions le 25 mars. Tous sont rompus à l'exercice: ce sera la quatrième apparition de Mark Zuckerberg depuis juillet, et la troisième pour Sundar Pichai et Mark Dorsey. Les auditions précédentes portaient notamment sur d'éventuelles pratiques anti-compétitives et sur la protection légale dont bénéficient les plateformes contre des poursuites liées à des contenus publiés par des tiers.

Les républicains ont, eux, l'impression d'être censurés par les réseaux sociaux, bien qu'ils s'en servent à loisir pour leurs campagnes électorales. Ils aborderont ainsi sans doute la question du bannissement de Donald Trump des principales plateformes.

Responsabilités des plateformes

L'ancien président américain a entretenu le mythe d'une fraude électorale massive ayant permis de lui «voler» l'élection, et a encouragé ses supporteurs à se rendre au Capitole. Le 6 janvier, des émeutiers ont ainsi violemment envahi le siège du Conrès américain lors de la cérémonie de certification de la victoire de Joe Biden. Ces attaques ont fait cinq morts et choqué le pays.

«Cette audition va permettre à la commission de continuer son travail sur la responsabilité des plateformes numériques dans la montée en puissance de la désinformation», ont ajouté les élus. «Pendant trop longtemps, les géants de la tech ont refusé de reconnaître le rôle qu'ils ont joué dans la fabrication et la propagation de fausses informations auprès de leur public.»

En plus des questions de société, Google et Facebook font face à des poursuites des autorités de la concurrence pour abus de position dominante. (ats/afp)

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Si les géant de la tech payaient leur véritable part d'impôts, les pays du G20 auraient perçu 32 milliards de dollars de taxes supplémentaires. Selon une ONG, cette somme permettrait de vacciner tous les humains contre le coronavirus.

L'ONG ActionAid tente d'alerter l'opinion publique, avant la réunion vendredi du groupe des vingt pays les plus riches au monde, sur le thème des solutions à la crise sanitaire. Selon l'association, les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pourraient utiliser les milliards de profits générés ces derniers mois pour mettre fin à la pandémie et amorcer la reprise.

Selon des calculs réalisés avec l'association Patriotic Millionaires, ActionAid estime le manque à gagner à:

(ats/jch)

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